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 Publié le 30/09/2015 (1)

Windows 10 et controverses

Windows 10 est un franc succès avec près de 75 millions d’installations dans 192 pays et sur 90 000 modèles différents de PC et tablettes. Cependant, cette nouvelle version est très controversée après la découverte de certaines lignes dans le contrat de services Microsoft.

Windows 10 est un franc succès avec près de 75 millions d’installations dans 192 pays et sur 90 000 modèles différents de PC et tablettes.

Cependant, cette nouvelle version est très controversée après la découverte de certaines lignes dans le contrat de services Microsoft telle que : « Nous pouvons vérifier automatiquement la version du logiciel que vous utilisez afin de pouvoir continuer de vous fournir les Services, et pouvons télécharger des mises à jour logicielles ou modifications de configuration sans vous les facturer afin de mettre à jour, d’améliorer et d’étoffer les Services, y compris celles susceptibles de bloquer votre accès aux Services ou d’empêcher votre utilisation de jeux contrefaits ou de terminaux non autorisés. »

Concrètement, le groupe Microsoft se donne le droit de récolter des données personnelles telles que les applications installées, l’historique du navigateur, les photos de fond d’écran, les noms des personnes que l’on côtoie dans le but d’améliorer son service mais également de revendre les informations à des tiers à des fins publicitaires (et également de bloquer l’accès aux jeux piratés…).

Bien qu’il soit possible de désactiver l’option de collecte des données, dénommée « télémétrie Windows », cette fonctionnalité est recommandée et activée par défaut dans les configurations.

Outre les imperfections de Windows 10, on ne peut reprocher à Microsoft d’informer les utilisateurs de l’utilisation de leurs données personnelles comme l’exigent les lois européennes.

La conclusion de ces changements serait peut-être simplement de revoir la définition du système d’exploitation d’un ordinateur : d’un programme censé rendre utilisable une machine informatique, il est devenu l’agent infiltré des multinationales dans nos vies privées. (Et les bugs ne sont pourtant pas encore tous corrigés…) Plus prosaïquement la question est : pourquoi le vendeur d’ordinateur s’arroge-t-il le droit d’espionner les utilisateurs, même si, via les obscures licences d’utilisation, il le fait soi-disant avec leur accord ? A quand le vendeur de pantalon qui mettra des capteurs dans ses produits pour savoir comment nous les portons ? Ou le constructeur d’automobile qui installera des traceurs pour savoir comment nous conduisons ? Le vendeur d’ordinateur a le droit lui de s’introduire dans nos habitudes, de les décortiquer et de les revendre pour qu’au final, on soit abreuvé de publicité, ciblée ou pas d’ailleurs. En fait ce n’est plus le système d’exploitation de l’ordinateur mais le système d’exploitation de l’utilisateur…